Hommes d’argile

379851250 élèves de fin de cycle de l’Institut Saint-Luc ont assisté à la projection du film “Les hommes d’argile” le mardi 08 novembre dernier. Cette séance s’est terminée par la rencontre et le débat autour de Mourad Boucif, réalisateur bruxellois du film, et de deux de ses comédiens. Ce pan de notre histoire traditionnement oublié dans nos manuels scolaires a fait mouche auprès de nos élèves, comme vous le constaterez dans le compte-rendu ci-dessous rédigé par les élèves de 6e ébénisterie :

Le superbe film de Mourad Boucif, Les hommes d’argile, revient sur un thème oublié de l’histoire : « L’engagement forcé des maghrébins dans la seconde guerre mondiale »
Suleyman, orphelin depuis l’âge de 3 ans, a été élevé par un ermite, loin du village et de ses traditions. Ce dernier lui a inculqué l’amour et le respect de la nature. Il ne parle pas, mais se fait très bien comprendre par le poids de son regard.
Suleyman est un pacifiste, un tendre. Il gagne sa vie grâce au travail de l’argile qu’il sculpte à loisir.
Il est différent. Aussi le craint-on, tout comme l’on rejette l’ermite qui fait peur.
Suleyman tombe amoureux de Kadhidja , dont le père occupe une place en vue dans le village. C’est donc tout naturellement que celui-ci s’oppose au mariage de sa fille avec cet étranger.
Mais ce que femme veut… et le mariage a lieu. Kadhidja part vivre aux côtés de Souleyman et de l’ermite dans les montagnes.
Elle s’adapte difficilement à cette vie dure et sans confort. Toutefois, l’espoir de la venue prochaine d’un enfant lui permet de tenir bon.
Malheureusement, tout s’écroule pour elle, et pour Suleyman, lorsqu’elle apprend qu’elle ne pourra sans doute jamais enfanter.
Elle propose à Suleyman de prendre une autre épouse. Celui-ci refuse par amour et respect pour sa femme.
C’est alors que le père de Kadhidja commet un acte irréparable : il s’arrange pour faire enlever son beau-fils et pour qu’il soit enrôlé de force dans les troupes qui vont aller défendre la nation France contre l’envahisseur nazi.
Que faire face à la puissante métropole qui vous fait fusiller si vous refusez de vous engager.
Suleyman et ses compatriotes se retrouvent donc sur le sol français. Le choc culturel est énorme. Ces hommes du désert découvrent le froid, la boue, l’ingratitude, le rejet… Ils ne comprennent pas vraiment ce que l’on attend d’eux.
Notre héros devient très vite le leader bienveillant de cette petite troupe, simplement par sa prestance naturelle et les valeurs qu’il véhicule : amour et respect de la nature, amour et respect de l’humanité. Comme il pétrit l’argile, il va pétrir l’âme de ses hommes pour qu’ils restent simplement des humains.
Le lieutenant Laurent sera également transformé par la grandeur d’âme de cet homme exceptionnel qui ne comprend pas pourquoi on n’enterre pas les morts, même s’il s’agit d’un ennemi, qui se lève tôt le matin pour se purifier à l’eau de la source et admirer le soleil levant, qui parle à l’oreille des chevaux et qui risque la peine capitale pour offrir à l’animal un peu de liberté….
Et lorsqu’un jeune ami de Suleyman se retrouve face à un ennemi, armes aux poings, il refuse de tirer. Les jeunes hommes comprennent toute l’absurdité de la guerre. C’est un homme qui est en face de lui, un homme jeune qui a le droit de vivre, tout comme lui. Ce n’est en aucun cas un ennemi. Mais Suleyman, lui, tirera pour sauver son compagnon. Par amour, lui qui est non-violent, donne la mort.
Et pourtant … pour gagner du temps, on sacrifiera au nom de la grandeur ces Algériens et Marocains dans la plaine de Gembloux. Les Français pourront, quant à eux, se replier.
A la fin du film, on voit le lieutenant Laurent se rendre chez Kadhidja pour lui remettre les effets personnels de son défunt époux. Celle-ci, victime d’un viol, a donné la vie…. Cette vie, plus forte que tout qui reprend toujours ses droits, même après la pire des tempêtes.
Ce film poignant qui exalte la beauté de la nature est porté par une musique, véritable ode à la paix.
Merci à d’avoir revisité un événement historique que nous ignorions tous. Nous finirons par cette réflexion : « Partir à la découverte de l’autre, nous permet de comprendre toute sa grandeur. N’ayons pas peur de la différence. C’est une véritable richesse, non une menace ! »

https://www.facebook.com/film.les.hommes.dargile/

Laisser un commentaire

Bonjour et bienvenue sur l'espace informations & vie à l'école de l'institut Saint-Luc de Tournai secondaire.

21 Jan –: Imagix – Chute de Sparte – 4TTA-B 5TQD 6AGC 24 Jan –: 5 EBEN AB Spectacle Accident de pers [...]

Aller à la barre d’outils